Le parc d’Avroy, un terrain d’étude grandeur nature pour les rhétos
Le parc d’Avroy, un terrain d’étude grandeur nature pour les rhétos .
Dans le cadre du cours de géographie en 6e année, les élèves de l’Athénée Léonie de Waha ont une nouvelle fois été invités à sortir des murs de la classe pour mener une réflexion concrète sur un espace bien connu des Liégeois : le parc d’Avroy.
Depuis maintenant plusieurs années, ce projet s’inscrit dans une logique de continuité. Chaque nouvelle promotion d’élèves ne part pas de zéro : elle s’appuie sur les constats, analyses et recommandations formulés par les groupes précédents. Cette année encore, les élèves ont ainsi pu comparer leurs observations avec celles de l’an dernier, notamment dans un contexte d’évolution des aménagements liés à la foire de Liège. Une manière très concrète de comprendre que l’aménagement du territoire est une réalité dynamique, en constante transformation.
Tout au long de la séquence, les élèves ont travaillé comme de véritables géographes de terrain : cartographie du parc, entretiens avec les usagers, analyses via une grille AFOM, recherches documentaires, comparaisons dans le temps… Autant d’étapes qui les ont amenés à construire une réflexion argumentée autour de problématiques variées : gestion des usages, cohabitation des fonctions, impacts environnementaux, ou encore place des événements temporaires dans l’espace urbain.
Mais l’originalité du projet ne s’arrête pas là.
Pour clôturer ce travail, les élèves ont été amenés à présenter le fruit de leur réflexion devant un véritable jury, composé de membres de l’équipe éducative, de représentants du comité de quartier Centre-Avroy-Saint-Jacques, ainsi que… d’anciens élèves de rhéto ayant eux-mêmes participé à ce projet l’année précédente.
Ce dispositif donne une dimension toute particulière à l’exercice. Il ne s’agit plus simplement de “présenter devant la classe”, mais bien de défendre un point de vue face à un public varié, extérieur, attentif et bienveillant. Les échanges qui suivent chaque présentation permettent aux élèves de recevoir des retours riches, à la fois sur le fond de leur analyse et sur leur manière de s’exprimer à l’oral.
La présence des membres du comité de quartier renforce encore le sens de l’activité : les élèves prennent conscience que leur travail s’inscrit dans des préoccupations bien réelles, partagées par les habitants et les acteurs locaux. Quant aux anciens élèves, leur regard est particulièrement précieux. Encore proches de l’expérience de la rhéto, ils apportent des conseils concrets et accessibles, notamment en lien avec la défense orale du Travail de Fin d’Humanités (TFH).
Car c’est bien là un des objectifs majeurs de cette activité : préparer les élèves à cette échéance importante de fin d’année. Structurer un discours, argumenter, gérer son stress, répondre à des questions… autant de compétences essentielles qui sont ici travaillées dans un cadre exigeant mais sécurisant.
À travers ce projet, c’est toute la philosophie de la pédagogie active qui se déploie : apprendre en faisant, en observant, en expérimentant, en se confrontant au réel. Donner du sens aux apprentissages en les ancrant dans des situations concrètes, proches du quotidien des élèves, tout en les préparant aux exigences de la suite de leur parcours.
Une manière, finalement, de faire de la géographie… autrement.